Texture abstraite blanche sur fond vert foncé, effet de peinture

Adam et Eve croquent la vague sur Instagram, part 1

17 Juin 2022 | Surfers brain, Tous | 0 commentaires

Accueil » Ki Surf School – Blog » Adam et Eve croquent la vague sur Instagram, part 1

 

Le surf, idéal new âge d’un retour à la nature, de voyage initiatique et de quête d’identité est devenu un des multiples avatars du néolibéralisme : aussi, les premiers pionniers, découvreurs de vagues vierges, ont-ils été suivis de près par des hordes de promoteurs, tours operateurs, bétonneurs avides de profit et nombre de Paradis du Surf, perdus à jamais, sont devenus des enfers balnéaires. 

Jérémy Lemarié, De la sportisation du surf en Californie du Sud et à Hawaï…, co-auteur de Surf à Contre courant, une odyssée scientifique, décrit l’émergence des premiers surf trips dans les années 1960 et 1970 comme un outil de renforcement de l’impérialisme américain.

 

Le marché du surf trip

 

Bien qu’il existe en toute chose des zones grises, on peut distinguer 2 types de surfeurs voyageurs : 

 

1. Le surfeur pragmatique souhaite consommer des vagues au soleil, avec une culture locale appréhendée comme un vague décorum, quelque chose de secondaire. A l’image d’une société qui chérit la vitesse et le profit, il voyage pour consommer des vagues. Le boat trip est l’illustration parfaite de cette démarche de rentabilité.

2. Le surfeur baroudeur est en quête d’authenticité culturelle autant que de vagues, il considère que le voyage véritable nécessite de s’éloigner du tourisme de masse et des politiques balnéaires standardisées et d’aller à la rencontre des populations locales. Sortir des sentiers battus demande du temps, s’accompagne de petites galères qui font, de son point de vue, le piquant du voyage. 

 

A l’heure d’une prise de conscience mondiale de la nécessaire préservation des ressources naturelles et sociales, tout le monde parle de « développement durable ». Ainsi, en marge du tourisme bétonneur qui se perpétue, on assiste à une éclosion mondiale d’écolodges, souvent hors de prix.

A l’image de la disparition du camping comme moyen d’accès aux vacances pour les classes populaires (à présent, les emplacements de tente ont disparu au profit de mobil-hommes de plus en plus couteux et luxueux), l’écolodge a permis à toute une génération d’apprentis hôteliers de proposer des logements spartiates à des prix prohibitifs : en effet, l’économie d’énergie permet, parfois, de justifier le manque de confort. La rapacité et l’appât du gain peuvent alors se draper de vertu. En Indonésie, la cabane de bambou avec son matelas moisi pour 5 euros la nuitée en 2002, se vend aujourd’hui 100 € parce qu’elle s’est estampillée « Ecolodge ».

Ainsi, une destination de routards se transforme en destination de riches. Aux Seychelles, l’écolodge n’est accessible qu’à une frange aisée de la population, il s’agit d’un produit de luxe à la hauteur de ses prétentions tarifaires, avec jacuzzi, cuisine raffinée et tout le tralala. 

 

Pour le sociologue Bernard Duterme, auteur de La Domination Touristique, il est vain de différencier des pratiques touristiques, certaines vertueuses, d’autres franchement délétères, car elles correspondent toutes à des segments d’une même économie de marché. Une vision à découvrir dans son article sans concession sur la mise en tourisme du monde. 

 

Surfer, be your own champion

Surfer, be your own champion

Pour un surfeur en quête d’excellence, la question se pose : doit-il nécessairement suivre un parcours de compétiteur ou privilégier la liberté du surf libre ?

La liste du Père Noël

La liste du Père Noël

Nous proposons des Bons Cadeau à réserver et télécharger online : offrez à vos proches un stage ou un cours de surf, de tai chi chuan ou les deux. Possible combinaison avec hébergement.

Le poubelle-skate, nouvelle mode hossegorienne ?

Le poubelle-skate, nouvelle mode hossegorienne ?

De la même manière que les expérimentations de Laird Hamilton à Hawaï ont été dupliquées à Hossegor – stand-up paddle, foil, skates et vélos électriques, surf tracté à jetski –, des répliques de Laird Hamilton ont également vu le jour dans nos campagnes landaises du bord de mer. Il y eut Fred Compagnon et son alaia-SUP mais il y a aussi tout récemment et de manière plus confidentielle, Miki Dorade et son poubelle-skate.