Texture abstraite blanche sur fond vert foncé, effet de peinture

Apprendre le longboard

28 Juil 2023 | Surf coaching, Tous | 0 commentaires

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L’apprentissage du longboard

« Eric, je veux apprendre le longboard »

Ok, mais…

Car ce « mais » va avoir son importance pour que l’élève aussi bien que son coach ne perdent pas leur temps.

Tout d’abord, je pense qu’il faut questionner l’élève sur les raisons qui le poussent vers la pratique du longboard.

Prendre plus de vagues

Il n’est pas faux de considérer qu’un longboarder va prendre plus de vagues qu’un surfer en petite planche. Néanmoins, une planche plus petite pourra avoir la même flottabilité qu’un longboard parce qu’elle sera large et épaisse.

Longer des vagues en longboard, sans varier d’un iota sa trajectoire, sans déplacements sur la planche, sans changements de rail… ce n’est pas vraiment du longboard.

De plus, réaliser un take-off en longboard, dans des vagues creuses, sans planter le nez de la planche et sans trépaner les surfeurs qui vont inévitablement se trouver plus bas sur sa trajectoire, cela n’est pas donné à tout le monde.

Ce qui nous conduit au deuxième point.

Surfer de manière fluide et marcher sur sa planche

Faire du longboard alors qu’il manque certaines bases n’est pas possible.

Surfer en longboard, même dans de petites vagues, n’est pas chose aisée pour un surfeur novice. Les très bons longboarders ont généralement commencé avec des planches plus courtes.

Prérequis pour pouvoir apprendre le longboard : réussir à suivre la trimline de la vague et être capable de varier ses trajectoires pour produire une alternance de remontées et de redescentes en bas de vague. En effet, le longboarder se déplace sur sa planche dans la phase remontante – ce qui porte le poids à l’avant de sa planche – et doit se replacer en position standard avant que cette dernière ne pique du nez.

Or, les débutants ont longtemps du mal à bouger leurs pieds lorsqu’ils sont mal positionnés sur la planche. Cela requiert un minimum d’assurance, d’équilibre et de relâchement musculaire.

De même, un take-off pas suffisamment rapide et dynamique va conduire le novice à se lever en bas de vague et le mettre dans l’incapacité de retrouver la treamline ou de se déplacer à l’avant de la planche sans la faire couler.

Un longboard a un rail très long qui rend difficile les variations de trajectoire lorsqu’on ne maîtrise pas un minimum les transferts d’appuis. Ces derniers sont certes plus marqués mais extrêmement fins et progressifs, sinon la planche ne suit pas. Le longboarder qui va tout droit ne fait pas vraiment du longboard, il surfe une grande planche, c’est tout.

Ce qui nous amène au dernier point.

Surfer sans danger

Si, avec une planche standard, vous ne respectez pas les priorités, que vous n’êtes pas capable de surfer en regardant loin devant, de changer vos trajectoires et d’éviter les obstacles, il vaut sans doute mieux, pour la survie de l’espèce humaine, attendre un peu pour vous mettre au longboard.

Maîtriser les bases du surf

Pour résumer, je dirais qu’il faut apprendre à marcher avant de courir et que le longboard, qui est certes moins radical que le surf en petite planche, requiert beaucoup de finesse et de sens marin. Sans un minimum de bagage technique, un coach de surf sera impuissant, à moins que l’élève n’accepte les étapes de l’apprentissage telles qu’elles se présentent à lui, c’est-à-dire « étape par étape ». À ce moment-là, avec de la patience, l’élève pourra passer de sa 8′ au classique longboard, avec l’aisance du légendaire « Da Cat ».

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