Texture abstraite blanche sur fond vert foncé, effet de peinture

Laird Badminton

1 Déc 2023 | Détox | 0 commentaires

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Entretien avec Laird Badminton à Hossegor

Notre journaliste à Pub Ouest, Régis Braltar, a rencontré Laird Badminton à l’occasion de sa venue à Hossegor, lors du Nesquicksilver Revival Contest. Voici le compte rendu de cet entretien :

Une venue sous le signe du sponsoring

Régis Braltar : « Salut Laird, qu’est-ce qui vous amène dans les Landes en ce mois d’octobre ? »

Laird Badminton : « Je devais surfer une houle épique à Nazaré mais mon sponsor Nesquicksilver avait besoin de moi lors de la compétition qui a lieu en ce moment, comme parrain. Ils organisent au casino une rétrospective de ma vie avec des photographies de mon parcours sportif, de même que la projection de mon film et la vente de produits dérivés, tels que le Bébé Laird ».

Régis Braltar : « Encore une de vos géniales inventions ? »

Laird Badminton : « Génial, je ne sais pas, en tout cas, il s’agit du premier prototype de drone à la fois aérien et aquatique. Vous pilotez votre Bébé Laird depuis la plage pour l’amener derrière la barre et le déposez dans la zone de take-off directement dans la vague. Avant que la vague ne termine sa course au bord, vous faites redécoller votre Bébé Laird et c’est reparti pour un tour ».

Régis Braltar : « Et, si je puis me permettre, ça sert à quoi ? »

Laird Badminton : « A rien, mais mon sponsor est content et on sait que ça va faire un tabac dans le monde entier auprès du consommateur de sports de glisse ».

De l’expérimentation à l’absurde marchandisé

Régis Braltar : « C’est vrai que votre notoriété est bien assurée et que vos inventions sont toutes devenues des modes incontournables. Un obscur surfeur anonyme de Lacanau a créé une citation, ça dit grosso modo : Laird pète un coup à Hawaï, une nouvelle mode naît à Hossegor ».

Laird Badminton : « Oui, vous savez, j’ai voué ma vie aux sports de glisse et à la découverte ou redécouverte de nouveaux supports, je les ai explorés, parfois détournés de leur destination d’origine, avec nul autre but que de vivre ma passion, de repousser mes limites. Et puis, mes trouvailles et exploits sportifs ont attiré des sponsors. J’ai pu financer mes recherches et expéditions sportives ; bien sûr, cela m’a poussé à une sorte de surenchère. A la fois dans l’intensité mais parfois également dans l’absurde. Aussi, j’ai été le premier surpris lorsque des entreprises ont surfé sur mes expériences et proposé à la vente tout et n’importe quoi ».

Régis Braltar : « Vous pensez à quoi ? ».

Laird Badminton : « Bah, je pense à la fois où j’ai surfé avec une planche en bois, juste pour le voir ce que ça donnait. Les Hawaïens des temps anciens surfaient des planches de surf en bois, lourdes et sans dérives, si bien qu’il était presque impossible de prendre des vagues aussi creuses que celles que les planches actuelles nous permettent de surfer de nos jours. Et bien, il se vend encore aujourd’hui de petites planches en bois, avec lesquelles surfer une vague est pour le moins laborieux puisqu’il est quasi impossible de changer de trajectoire !

Dans les pays du tiers Monde, les locaux surfent, souvent allongés, des planches en bois qu’ils ont récupérées dans la forêt ou dans une décharge, parce qu’ils n’ont pas la possibilité de surfer le matériel performant que nous utilisons dans les pays industrialisés. Il n’y a pas de surf shop et s’il y en a un, une planche coûte le salaire d’une année de labeur, c’est complètement inaccessible.

J’étais alors complètement fasciné de voir qu’en Occident, des gens étaient prêts à payer très cher pour surfer un morceau de bois ! Ça me rappelle mon fils, on se creuse la tête chaque Noël, pour lui acheter des jouets sexy et sophistiqués et on le retrouve qui joue dans le jardin avec un caillou, un morceau de bois ou un sac en plastique ».

Technologie, écologie et fuite en avant

Régis Braltar : « Pouvez-vous nous faire une rétrospective de votre parcours et inventions ? »

Laird Badminton : « Je me suis fait connaître avec le tow-in, le surf dans les grosses vagues, tracté par un jet ski, puis par un hélicoptère. J’ai toujours fait des va-et-viens entre archaïsme et technologie. C’est ainsi que j’ai remis au goût du jour le surf avec avec une pagaie, qu’on connaît aujourd’hui sous le nom de stand-up-paddle.

Le problème actuellement, c’est que l’aura écolo du surf a été balayée par Greta Thunberg et toute la nouvelle génération. Ils sont flippés à cause de la fonte de la banquise, j’ose même plus utiliser ma perceuse visseuse, j’ai l’impression qu’on va me tomber dessus pour atteinte à l’environnement ! ».

Régis Braltar : « Mais enfin, avouez que le coup des hélicoptères, c’était un peu la démesure… »

Laird Badminton : « Ah oui, c’était la belle époque. Vous vous souvenez que j’avais un programme d’entraînement spécial pour le surf de gros. Je faisais de l’apnée en courant au fond de l’eau lesté par un gros rocher ?

Toujours dans le même esprit, à l’époque, afin de recycler les voiturettes du golf de Waikiki usagées, je les utilisais comme lest pour faire de l’apnée en eau profonde… C’était, je trouve, un peu écolo. Pourtant, c’est quelque chose que les gens trouveraient inacceptable aujourd’hui ».

Régis Braltar : « … quel est votre regard là-dessus ? ».

Laird Badminton : « Écoutez, j’ai toujours eu besoin de repousser mes limites… Mais en ouvrant la voie, en étant médiatisé, j’ai transformé le jardin privé des grosses vagues en arène. Je commence à sécher, niveau idée. La prochaine frontière, ce sera le surf dans l’espace. Je développe un projet avec Ellon Musk ».

Régis Braltar : « … on peut dire que vous avez révolutionné le surf… »

Laird Badminton : « Amen, j’ai rien compris mais merci pour votre soutien, je vous fais signe dès que j’ai surfé dans l’espace ».

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