Surf coaching 16/06/2022

Les règles non écrites du surf

Surfing rules


Il existe un ensemble de règles non écrites, sorte de code de la route du surfeur, que tout pratiquant surf se doit de respecter pour sa propre sécurité et celle des autres. Ces règles élémentaires sont valables pour tout le monde, quel que soit son niveau. Bien sûr, le débutant aura plus de mal à respecter ces paramètres supplémentaires, c'est pourquoi il lui est recommandé de choisir autant que possible des vagues faciles plutôt que des vagues radicales saturées de monde et notamment de surfeurs experts.

Plusieurs bonnes raisons de respecter ces règles :
  1. La sécurité : avec une planche, on peut casser du matériel ou blesser quelqu'un.
  2. Le plaisir de la glisse : le but du surfeur est de longer la vague du début à la fin de son déferlement. Gêner un surfeur prioritaire, c'est l'empêcher d'apprécier sa glisse.
  3. Ne pas faire ce qu'on aimerait pas qu'on vous fasse : le simple bon sens devrait suffire mais comme sur la route, on se rend compte que "le bon sens des uns" est "le chacun pour sa gueule des autres".
  4. Ne pas respecter ces règles entraîne des accidents et des comportements agressifs dans l'eau.
Je vais tenter d'expliquer ces règles en partant du général vers le cas particulier et les exceptions, du niveau débutant vers le niveau expert.

Comme support images, j'utilise des photos que j'ai prises à Hossegor le 06/05/2016 dans des conditions de vagues jolies et bien formées ne présentant pas de difficultés de lecture ou de technique. Les vagues sont plutôt môles et mettent en présence des surfeurs aux niveaux variés. 

Les cercles bleus entourent les surfeurs prioritaires tandis que la couleur rouge désigne les surfeurs fautifs. Le bleu a tendance à désigner les endroits stratégiquement prioritaires tandis que le rouge donne une indication sur les zones moins favorables.

 

Le respect des priorités 

 

Le surfeur le plus au pic a la priorité !

 

 

 
On désigne par le pic l'endroit où la vague va casser en premier, la lèvre brise et forme de la mousse : en toute logique, le surfeur qui démarre au plus près du pic, "qui démarre le plus à l'intérieur", va exploiter la vague sur toute sa longueur comparé à quelqu'un qui démarrerait plus sur l'épaule de la vague, sa partie extérieure. Il est donc logique qu'il en ait la primeur. Il a su se placer au bon endroit pour exploiter la vague au maximum de son potentiel.
 
Le surfeur le plus au pic a donc priorité sur le surfeur placé sur l'épaule. Si ce dernier démarre malgré tout, il prend le risque de couper la trajectoire du surfeur déjà engagé dans la vague, de le gêner dans ses manœuvres ou de le blesser. Sur la première photographie, le surfeur entouré du cercle bleu se fait couper la priorité par pas moins de 3 surfeurs !! Dans le jargon, on dit "se faire taxer".
 
La vague déroule du pic vers l'épaule, elle a donc un sens de déferlement que tout surfeur se doit d'identifier clairement. Sur ce spot, la plupart des vagues déroulaient en gauches (on se réfère à la vision du surfeur qui rame sur la vague, ici donc vers sa gauche). 
 

Le débutant prend garde de ne pas partir sur une vague déjà surfée !

 

 

Le débutant doit connaître ces règles, pour être en mesure de surfer en toute sécurité. Pour ce faire, il serait sage de prendre quelques cours de surf avec un moniteur qualifié.
 
Bien sûr, un débutant a souvent du mal à lire les vagues, savoir dans quel sens elles déroulent, il ne sait pas bien distinguer le pic de l'épaule. 
Pour faire simple, avant de ramer pour prendre la vague, il doit au minimum vérifier qu'aucun surfeur n'est déjà en train de la surfer, qui plus est dans sa direction. Il y a risque de choc. S'il est plus près du bord par rapport à un surfeur déjà engagé sur la vague, il va probablement le gêner ou se faire rentrer dedans. L'image ci-dessus illustre bien ce cas de figure.

Parfois, des surfeurs font de même pour barrer sciemment la route du surfeur prioritaire en faisant le pari qu'il va s'arrêter pour éviter la collision. 

Le surfeur qui part le plus au large est légitime car il démarre généralement au plus près du déferlement initial mais nous verrons qu'il existe des nuances et exceptions.
 

Ramer ne suffit pas pour gagner la priorité !

 

On considère que le surfeur a démarré à partir du moment où il se met debout.

 
 
Ainsi sur cette photo, le surfeur qui était le plus au pic a marqué son intention de prendre la vague mais il n'a pas été capable de démarrer. Les deux autres surfeurs sont partis de part et d'autre du pic, dans deux directions opposées, sans se gêner.

Ramer marque l'intention de prendre la vague. L'observation des surfeurs présents dans l'eau devient alors importante. Un surfeur qui se lève sur chacune des vagues ramées et qui serait mieux placé que les autres surfeurs s'agacera que d'autres surfeurs rament sur la vague alors qu'il est quasi certain qu'il va démarrer.

Dans le cas d'un surfeur qui  rame sur dix vagues pour finalement ne réussir à en prendre qu'une seule, les autres surfeurs se sentiront en droit de ramer eux aussi sur ses vagues, estimant avoir plus de chances de démarrer. Pour ne pas "gâcher la vague" (vague que personne n'a prise).

Dans des environnements de surfeurs aguerris, un surfeur qui rame sur toutes les vagues sans jamais démarrer ne sera plus pris en considération et s'exposera au risque de ne plus pouvoir prendre une seule vague. Effectivement, aller chercher la meilleure place pour démarrer au pic et laisser passer toutes les vagues a tendance à agacer les autres surfeurs. En surf, la meilleure place au pic est quelque chose qui se gagne et se mérite, il faut être capable d'un minimum d'habileté technique.
 

La règle du premier debout s'efface devant la règle du plus près du pic !

 


On dit parfois que le premier surfeur debout a la priorité. A taille de planche égale, le surfeur le plus au pic se lèvera le premier logiquement. Mais cette règle du premier debout atteint vite ses limites : on dérape vite vers la compétition de celui qui utilise l'engin le plus flottant. Ainsi, comparé au shortboarder (utilisateur d'une petite planche), le longboarder parviendra à démarrer plus loin et sera lui même détrôné par le stand-up paddler (déjà debout de toute manière) qui réussira à partir dans une ondulation à peine marquée, qui sera battu sur ce terrain là par le kayak lui-même coiffé au poteau par le chalutier. 

La règle du premier debout est en effet invalide dans le cas du pratiquant de stand-up paddle qui est tout le temps debout.

Cette règle du premier debout vient en réalité compléter la règle du plus près du pic : cela évite lorsqu'un surfeur a démarré et glisse déjà vers l'épaule, qu'un surfeur placé plus bas attende en embuscade d'être dépassé pour démarrer dans le dos du surfeur prioritaire en espérant ainsi lui piquer la priorité (snaking). 
Voyant la manœuvre en cours, le surfeur prioritaire peut se sentir alors obligé de changer sa trajectoire pour tourner autour du surfeur gêneur par l'intérieur, au risque de perdre la vague ou de le percuter.

Certaines vagues donnent la possibilité de partir plus à l'intérieur que le surfeur debout en premier : ce dernier glisse déjà depuis un certain temps sur la vague, la règle du premier debout vise alors à dissuader un autre surfeur de démarrer dans son dos pour réclamer la priorité à son tour.

Sur la photo du dessus, où les surfeurs sont debout quasi simultanément, c'est la règle du plus au pic qui prime. Le surfeur qui est parti très à l'intérieur aura du mal à passer la section car il a été taxé, le surfeur en faute va faire s'écrouler plus vite la section critique (section : la vague forme un mur vertical qu'il faut dépasser rapidement sous peine d'être bloqué par la mousse).
 

En taxant quelqu'un, vous le mettez en danger et le gênez sur sa vague !

 

 

Dans cette séquence en deux images, le surfeur qui taxe est suffisamment loin pour ne pas représenter un danger imminent pour le surfeur prioritaire. Néanmoins, en démarrant, il fait tomber une section de mousse qui va gêner l'autre surfeur et l'empêcher sans doute de terminer sa vague.

 
 

Sur les deux images du haut qui constituent une seul séquence, le taxeur, en démarrant sur la vague, provoque une fermeture de la section qui vient barrer le passage au surfeur prioritaire, ce dernier ne pourra donc pas terminer la vague tandis que le surfeur fautif en profitera jusqu'au bout.
 

Taxer est encore plus dangereux dans des vagues puissantes !

 

Taxer une priorité est dangereux = augmentation du potentiel accident d'autant plus forte dans des vagues puissantes ou qui déroulent près d'un obstacle (fond rocheux, digue, etc). 

Dans les grosses vagues, comme c'est le cas au dessus, le surfeur taxé est gêné, par conséquent il ne peut pas surfer de manière optimale et risque se faire rattraper par la vague ou enfermer par la section et finalement se faire secouer. Dans le jargon, on dira qu'il a "bouffé". C'est manquer de fair play que de bloquer quelqu'un dans de telles conditions.
 
 
 

Dans certains cas particuliers, deux surfeurs peuvent prendre la même vague sans se gêner 

 

Certaines vagues offrent la possibilité au surfeur placé parfaitement au pic de choisir de quel côté il veut partir, on dit de telles vagues qu'elles ouvrent des deux côtés. Cela permet éventuellement à deux surfeurs de prendre la même vague en partant dans deux directions opposées, sans se gêner. 
 
Pour pouvoir partir chacun dans un sens, les surfeurs ont tout intérêt à communiquer entre eux : "Tu pars de quel côté ?". Dans tous les cas, le surfeur le plus au pic est décisionnaire. Si les deux sont parfaitement au pic, ce sera la règle du premier debout qui viendra les départager. La photo du dessus illustre bien ce cas de figure où le surfeur hésite à démarrer car il n'arrive pas à savoir de quel côté le surfeur au pic va partir.
 


Sur l'image du haut, le surfeur prioritaire n'a pas voulu partir en droite, ce qui eut permis au surfeur sur l'épaule de démarrer en gauche sans être fautif. Sans doute a-t-il estimé que la gauche était plus creuse et ouvrait mieux que la droite, il a donc pris la priorité. 

La suite ci-dessous en images :

 
 
 

Taxer c'est mal, rester sur la vague est encore pire ! 

 

Dans cette séquence du dessus, on voit que le surfeur prioritaire ralentit parce que gêné par le taxeur. Lorsque ce dernier s'excuse, la vague est déjà presque terminée. Avant de s'excuser, il eut été sympa de quitter la vague par le haut pour laisser passer le surfeur de gauche. 

Tout le monde peut taxer quelqu'un par erreur, on s'aperçoit que ça arrive plus souvent à certains qu'à d'autres, mystérieusement. 

Si un surfeur fait mine de vouloir prendre sa vague, le surfeur prioritaire se doit de se signaler en criant. Le surfeur qui démarre malgré tout s'aperçoit généralement assez vite de son erreur et la règle veut qu'il sorte aussitôt de la vague pour minimiser la gêne qu'il a occasionnée.

 

Démarrer au plus près de la mousse ne donne pas la priorité !

 


L'image ci-dessus est intéressante. Certes, on voit que le surfeur cerclé de bleu se fait taxer par deux personnes. Mais regardons plutôt les deux autres qui rament sur sa gauche, plus à l'intérieur, signalés par un éclair rouge. 

On dit parfois du surfeur le plus près de la mousse qu'il a la priorité : certes, le pic est l'endroit où la vague va casser en premier et former de la mousse. Nous voyions ici que le surfeur de gauche est déjà très bas dans la vague, la vague va casser dans son dos et il va démarrer effectivement dans la mousse. Il n'a pas la priorité, il est trop près de la plage, la vague s'est formée plus au large et un surfeur mieux placé s'est déjà levé.

Exemple de ce qui pourrait se passer ici : le surfeur cerclé de bleu démarre dignement en haut de vague et longe la vague lorsqu'un surfeur dans son dos émerge de la mousse en criant "hep hep j'ai la priorité". Le surfeur qui a démarré au pic va forcément s'en éloigner en longeant la vague, laissant un espace vacant entre la mousse et lui, dans lequel certains petits malins vont être tenté de s'engouffrer.
 
 

Être capable d'évaluer le surfeur au pic : va-t-il surfer la vague ou bien la gâcher ?

 

Le surfeur en bleu marque sa priorité sur le surfeur de droite en partant dans sa direction. Le surfeur en rouge va donc le taxer. Toutefois, le surfeur bleu en démarrant loin derrière le pic a peu de chance de passer la section. Si le surfeur rouge ne démarre pas, il y a de fortes chances pour que cela soit une vague gâchée. 

C'est là que l'observation des autres surfeurs et l'évaluation de leur niveau technique devient un paramètre important : le surfeur en rouge doit évaluer en quelques secondes le niveau de chacun des autres protagonistes. Dans le doute, il s'est dit que le surfeur en bleu ne pourrait pas passer la section pour arriver jusqu'à lui. Manque de bol, si ce dernier est très fort, une planche va bientôt lui raser les moustaches !

Ce qui nous conduit à l'évocation d'un travers fréquent : pour être toujours en position de priorité, de nombreux surfeurs se placent le plus à l'intérieur possible et gâchent des vagues car ils se lèvent pour être  bloqués aussitôt par la mousse. Alors qu'un surfeur mieux placé eut pu longer la vague jusqu'au bord et n'a pas démarré par peur de taxer.

Ainsi, le comportement trop gourmand de certains incite les autres à déroger à la règle de priorité et à démarrer alors qu'il sont placés plus sur l'épaule et risquent de commettre une faute si le surfeur venait à passer la section. Ils tirent les conclusions qui les arrangent et perdent toute objectivité en observant les autres surfeurs à l'eau : ainsi, la section qui bloque la route au surfeur prioritaire est souvent la section qu'ils ont faite tomber en le taxant.

Les règles de priorité doivent donc être tempérées par des règles de bon sens, sous peine de voir très vite s'installer un joyeux chaos et des tensions sur le spot. Tout le monde veut attraper des vagues, il faut savoir un peu se calmer, observer plutôt que de ramer sur tout ce qui bouge, partager au lieu d'essayer de racler la moindre vague qui passe car sinon l'excitation des uns devient l'agacement des autres et les règles de citoyenneté à l'eau finissent par exploser.

 

Dans le cas ci-dessus, le surfeur rouge a justifié le fait de taxer en se persuadant que le surfeur prioritaire ne passerait pas la section. "Dans le doute, je taxe". Ce qui apparaît clairement ici, c'est qu'il va gêner le surfeur prioritaire.

 

Le surfeur qui a démarré plus au large est-il prioritaire sur celui plus près du bord?

 


 Le surfeur en bas de vague ne doit pas ramer pour prendre une vague sur laquelle quelqu'un a déjà démarré plus au large !! Comme on voit ci-dessus. 
Parfois, le surfeur en rouge se dit que le surfeur prioritaire ne va pas démarrer par peur de lui foncer dedans. Le pari est risqué et l'attitude peu appréciée par ses pairs.

Toutefois, cette règle du surfeur le plus au large devient caduque dans le cas où le surfeur utilise un engin hors norme tel qu'un stand-up paddle (SUP) : effectivement, il peut démarrer loin derrière le line-up (zone d'attente de la vague) comparé à un surfeur en shortboard. 

Ainsi, on voit souvent des surfeurs de SUP tailler la route tout droit depuis le fond, sans se soucier d'être placés ou non au pic. Être avantagé par la flottabilité de leur engin ne le dispense pas de respecter la règle du plus près du pic, sinon c'est un peu trop facile.

Lorsqu'un utilisateur de longboard ou de SUP, grâce au volume de sa planche, a un net avantage sur tous les autres surfeurs et que nul ne peut rivaliser pour gagner la priorité, le bon sens veut qu'il ne revienne pas constamment à l'intérieur mais laisse les autres surfeurs placés au pic prendre à leur tour des vagues. 
 
 

Le surfeur près du bord ne doit pas gêner les surfeurs qui ont démarré plus au large !

 


Sur la photo ci-dessus, le surfeur du bas est en attente pour prendre éventuellement la vague. Hors, un surfeur est déjà engagé dessus et le surfeur rouge, en restant sur sa trajectoire, va le gêner ou les mettre en danger. La règle aurait voulu qu'il rame vers le large pour ne pas rester sur la trajectoire de la vague et du surfeur. 

 

Le taxeur a rarement raison !

 

 

Il y a ceux qui taxent seulement leurs connaissances ou leurs amis proches : sachant qu'il y a peu de chances que ces personnes réagissent par la violence, ils se sentent à l'aise de faire à leurs connaissances ce qu'ils ne feraient pas aux autres, à savoir taxer !
 
D'autres au contraire en tant que locaux s'arrogent un droit de cuissage sur la vague : ils sont prioritaires sur toute personne qu'ils jugent étrangère. Avec les erreurs de jugement qui en découlent car ils se retrouvent souvent à taxer plus local qu'eux-mêmes. Au vu du nombre de spots dans la zone de Capbreton-Hossegor-Seignosse, il est difficile de connaître tous les locaux.  
Ainsi, ils prennent la vague sans se soucier d'être au pic et taxent les surfeurs qu'ils ne connaissent pas.
 
Voyager et subir soi-même ce genre de comportements grégaires devrait remettre les choses en perspective et inciter le surfeur, local ou pas, à respecter tout le monde où qu'il surfe. 
 

 Être prioritaire ne donne pas droit de vie et de mort sur les autres surfeurs !

 

La question de la responsabilité


On verra dans un prochain article que le surfeur qui glisse sur une vague doit rester maître de son engin et ne pas blesser les autres surfeurs placés plus près de la plage et qu'il rencontrerait sur le parcours de la vague. 

Il existe tout un protocole d'actions pour remonter vers le large sans gêner les surfeurs sur leur vague, or le débutant ignore parfois ces règles et il ne doit pas être tronçonné parce qu'il a commis une erreur. Le surfeur expert doit se rappeler qu'il a été lui aussi débutant et qu'il n'est pas sorti de maman avec une planche aux pieds ! 

En cas d'accident, c'est la personne glissant sur la vague qui est responsable s'il y a choc avec un tiers qui ne surfait pas, et qu'il aura percuté sur sa route.

Mais là encore, il y a des exceptions. En effet, le surfeur qui n'était pas destiné à prendre la vague peut créer le danger par des comportements anti sportifs de type "snaking". Faire le serpent, filouter pour prendre la vague. En démarrant dans la mousse par exemple, ou en barrant sciemment le passage au surfeur mieux placé : je coupe la route du surfeur pour prendre la vague à sa place !

Là encore, on verra qu'on peut prendre la priorité dignement ou de manière honteuse en faisant le "snake". Dans le jargon, on dira d'un tel surfeur qu'il "ragace" ou "fait le crevard". Ces cas, dit d'exception, peuvent remettre en cause la règle du plus près du pic.

Au regard des responsabilités, il est un cas qui ne souffre aucun doute : le surfeur qui taxe est responsable à 100 % des accidents qu'il aura provoqués.

 

La responsabilité civile


Lorsqu'un surfeur blesse quelqu'un ou abîme sa planche, parce qu'il n'a pas respecté ces règles ou parce qu'il n'a pas maîtrisé son engin, plutôt que de faire le radin et d'être de mauvaise fois, il lui suffit de faire marcher sa responsabilité civile ou son assurance ! Comme au volant ! Tout le monde fait des erreurs, il est normal de les assumer. 

Sur ce, bon surf et la suite au prochain épisode...
 

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