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Surf coaching 25/06/2022

Surf & éléments : le VENT

A l'image du windsurfeur ou du kitesurfeur, le pratiquant surf s'intéresse particulièrement au vent, sa direction et son intensité. Car le vent va conditionner la qualité des vagues.

 
Mais tandis que le funboarder prie pour que les éléments lui envoient un vent à décorner les bœufs, le surfeur espère au contraire que le vent sera nul ou très léger.
 
Le vent affecte en effet, non seulement le déferlement des vagues mais également le plan d'eau, aussi le surfeur, pour évoluer à la rame ou dans la vague, a-t-il besoin de conditions peu ventées.

 

Top conditions, vent faible ou off shore : 

 

  • Le vent est nul ou très faible : la houle arrive glacis, lisse comme un miroir, c'est le support de rêve pour que la planche glisse avec un maximum de fluidité. Cela arrive souvent par temps orageux, juste avant la tempête.
  • Le vent est off shore, c'est à dire qu'il souffle de la terre vers la mer et, s'il n'est pas excessivement fort, en creusant la vague, il produit un double effet :  la vague déferle de manière régulière, ce qui permet au surfeur d'évoluer du fond jusqu'au bord. Dans les Landes, le vent dominant est un vent on shore, de nord-ouest, qui se lève en fin de matinée ou début d'après-midi. Il est donc recommandé de surfer le matin pour bénéficier de la brise de terre.
  • En lissant l'océan et en ordonnant la houle, le vent de terre rend la lecture des vagues plus facile : le relief, le dessin de la vague, sont bien marqués, le surfeur devine longtemps en avance l'endroit où la vague va se former.
  • En creusant les ondulations, si le fond s'y prête, le vent off shore va permettre aux vagues par ailleurs de tuber.

 

Off shore, good no good, quelques désavantages aussi :

 

  • En soufflant longtemps sur une vaste étendue d'eau, le vent off-shore élimine les ondes résiduelles et permet aux vagues plus amples d'atteindre le rivage, ordonnées comme à la parade, d'où ces lignes parfaites que l'on observe loin à l'horizon : good !
  • Effet pervers du vent de terre néanmoins, il va tuer une houle trop faible et laisser le surfeur devant un océan transformé en lac marin. Trop fort, par petite houle, il va freiner les vagues et rendre le surf très poussif.
  • Un vent de terre violent a tendance à s'engouffrer sous la planche du surfeur et à le freiner lorsqu'il essaie d'attraper une vague. Parfois également, il projette des embruns qui aveuglent le surfeur au moment du take-off.
  • Par ailleurs, le surfeur en attente, assis sur sa planche, offre de la prise au vent. Ce dernier le pousse vers le large au delà de la zone de take off, l'obligeant à se repositionner continuellement en ramant vers le bord.
  • Le vent off shore rend le surfeur hystérique parce que c'est un peu le Saint Graal : tous les surfeurs sautent dans leurs voitures et se précipitent en masse vers les spots pour profiter de conditions potentiellement parfaites. Parfois, l'enthousiasme suscite des comportements anti-sportifs, de type "complexe du labrador".
  • Vent des conditions parfaites, si les vagues sont puissantes, elles ne seront pas toujours faciles à négocier pour un débutant : creusées par le vent de face, la pente aura tendance à être assez raide, ce qui demande un placement, une rame et un take-off efficaces.

 

Bad conditions, vent on shore soutenu, venant de l'océan :

 

  • Du clapot se forme à la surface de l'océan, ce qui gêne le surfeur à la rame mais aussi dans sa glisse sur la vague.
  • Des vagues intermédiaires commencent à se former qui, en se croisant, vont accoucher de vagues au déferlement très aléatoire. Les vagues, au lieu de déferler régulièrement, produisent alors des changements incessants, variations de creux, sections qui ferment, qui demandent au surfeur des réadaptations constantes et dans l'urgence.
  • En arrivant dans le dos de la vague, le vent fait tomber des sections de mousse qui vont bloquer le surfeur dans sa progression et écourter son surf sur cette même vague. Un fort vent on shore produit des vagues qui ferment, trouver la vague qui ouvre demande, plus que jamais, un bon sens marin et de l'expérience.
  • Mille clapotis et vagues croisées rendent difficile la lecture d'un océan chaotique, si bien que les intentions de la vague se devinent tardivement. Par conséquent, le surfeur a du mal à anticiper, ce qui l'oblige à des actions spontanées, "au dernier moment", évidemment difficiles pour un débutant.
  • Les vagues sont aplaties par le vent, si bien qu'il n'est pas toujours évident de deviner où se trouve le pic, la zone de départ qui va offrir suffisamment de creux pour démarrer dans la vague.
  • Conseil pour le débutant qui surfe au fond : la houle et le vent ont tendance à le ramener constamment vers le bord sans qu'il s'en rende compte. Ce qui l'oblige à ramer fréquemment vers le large pour rester derrière la barre des vagues.  
  • Attention, sur la côte atlantique, le vent dominant de nord-ouest, associé à une mer forte amplifie les phénomènes de courant de baïne
 

 

On-shore, pas que du mauvais :

 

  • Le surfeur débutant appréciera que les vagues soient un peu aplaties par le vent on-shore, cela pardonnera des erreurs de timing ou un take-off un peu lent. 
  • Par ailleurs, des conditions changeantes lui permettront d'affûter son sens de l'observation, il n'en sera que plus performant lorsque les conditions deviendront plus faciles.
  • Vent on-shore, les surfeurs ont tendance à rester au bureau ou à la maison. Une dévente ou la concentration des vagues sur un banc de sable en bord de plage peuvent néanmoins offrir de bonnes sessions, sans la foule.

Le vent, au même titre que les vagues, leur puissance, leur direction, est un paramètre primordial de la discipline, c'est pourquoi le pratiquant surf apprend à comprendre et décrypter la météo.

Le surfeur, là se trouve d'ailleurs la difficulté de la discipline, doit s'adapter à des conditions climatiques et topographiques changeantes : pour apprécier ces variations liées au vent et comprendre le milieu océan, un cours de surf permet d'éviter certains écueils et de s'amuser plus vite !

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